Interview

Interview réalisée le 2 mars 2020 au Centre de bien-être OYOSOY  de Thonon-les-Bains en marge de l’atelier « Réduire son exposition aux ondes électromagnétiques »

Philippe WINUM, dans quelques minutes, vous allez animer un atelier sur les ondes électromagnétiques; j'imagine qu'il s'agit d'un sujet que vous maîtrisez !

Plutôt oui !

Mes études d’ingénieur en électricité et mécanique m’ont très rapidement confronté aux “champs forts” que l’on retrouve dans les génératrices des centrales électriques. Mais c’est finalement dans les télécommunications que j’ai débuté ma carrière après avoir complété ma formation par un MSc en « télécommunications aérospatiales » délivré par l’Ecole Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace.

S’en est suivi une magnifique période de bureau d’études, de certification aéronautique d’une balise de détresse satellitaire, une expérience de surveillance aéromaritime et dernièrement plusieurs missions de consultant pour des fabricants de drones français. En un peu plus de 25 ans d’expérience, oui, je pense avoir acquis les compétences nécessaires pour maîtriser les ondes, les amplifier, les atténuer, les canaliser et parfois, les neutraliser.

Si je comprends bien, vous avez surtout travaillé dans le “camp des pollueurs”; qu'est ce qui vous a amené à créer Zero Wave Zone ?

L’élément déclencheur a été la mobilisation de mes amis suisses contre la 5G et la diffusion par la RTS d’un reportage saisissant « Etre connecté peut nuire gravement à la santé« . Il faut en effet comprendre que la Suisse a commencé le déploiement de cette technologie depuis début 2019.  J’ai donc approfondi le sujet en m’appuyant sur mon bagage technique, j’ai écouté les arguments avancés par les différentes parties, observé la souffrance des personnes EHS (Electro-Hyper Sensibles), lu des dizaines d’ouvrages, thèses et rapports, pris des avis de plusieurs médecins et j’ai essayé de répondre à cette question qui me hantait: « comment les personnes EHS en sont-elles arrivés là? »

Et vous avez trouvé la réponse?

De nombreuses études scientifiques mettent en évidence un “effet de seuil” qu’il est important de ne pas franchir au risque de développer les symptômes aujourd’hui attribués aux ondes (migraines, troubles de l’équilibre, hypertension, réactions cutanées) voire des maladies graves (cancers, Alzheimer, SEP…). Depuis 2011, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme “potentiellement cancérigènes pour l’homme” (Groupe 2B), sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone portable.

Pouvez-vous nous expliquer en deux mots ce qu’est l’effet de seuil?

En deux mots, ou plutôt une image…

Imaginez que l’évacuation de votre baignoire soit obstruée mais que l’eau s’écoule quand même, lentement. Tellement lentement que si vous prenez une bonne douche tous les jours, l’eau n’a pas le temps de s’écouler entre deux. Que va-t-il se passer? Au bout de quelques jours, votre baignoire va finir par déborder. La baignoire qui déborde c’est le début des ennuis, le début des symptômes EHS.

Comment faire pour qu’elle ne déborde pas?

La première réponse est souvent: “déboucher la canalisation” ce qui reviendrait, en termes électromagnétiques, à se “décharger” régulièrement en se connectant à la terre… C’est une très bonne idée mais, très sérieusement, qui d’entre nous serait prêt à marcher pieds nus? 

La seconde réponse dans le palmarès est: “Ne plus prendre de douche” ce qui reviendrait à faire couper l’électricité de nos foyers et supprimer la téléphonie mobile!

Je ne pense pas que nous soyons prêts à renoncer à ce confort…

Moi non plus! En fait, le bon sens et la modération voudraient que, plutôt d’y renoncer totalement, nous puissions soit diminuer le débit, soit limiter la durée… et pourquoi pas les deux !

En termes électromagnétiques, s’éloigner des sources et limiter la durée d’exposition.

Ce sont les deux grands principes pour ne pas risquer de devenir Electro-Hyper-Sensible.

Vous préconisez donc de nous éloigner des sources de pollution mais encore faut-il pouvoir les identifier…

Oui, ce n’est pas toujours évident d’autant plus qu’il y a 3 types de sources, chacune avec ses propres caractéristiques, ses modes d’interactions avec le vivant, et aussi ses propres parades.

J’explique tout cela dans des ateliers de “perfectionnement” destinés aux futurs diagnostiqueurs électromagnétiques de notre réseau. Mais, avez-vous besoin de comprendre les modes de prolifération des bactéries ou des virus pour prendre l’habitude de vous laver les mains?

Avec l’électromagnétisme c’est la même chose. Il suffit de connaître quelques “bonnes pratiques” et de les appliquer.

Est-ce si simple que ça?

Oui, au début, il vous faudra beaucoup de rigueur et de discipline mais, croyez-moi, lorsqu’on commence à se laver les mains régulièrement, ça devient un réflexe et on les applique spontanément. Idem pour l’hygiène électromagnétique.

Pouvez-vous nous révéler ces bonnes pratiques?

Bien sûr, ce n’est pas un secret bien au contraire. Et c’est précisément l’objet des ateliers comme celui auquel vous allez assister tout à l’heure.

Saviez-vous par exemple qu’en téléphonant avec une oreillette (filaire bien sûr) plutôt que de garder votre téléphone à l’oreille, vous diminuez votre dose d’un facteur 30 à 50. En connectant votre ordinateur portable à la terre, c’est un facteur 15…

Maintenant imaginez que votre baignoire se remplisse 15 fois moins vite? Vous aurez 15 fois plus de temps avant de devoir sortir la serpillière ! Ça vaut le coup non?

En effet ! Zero Wave Zone a donc pour vocation à nous enseigner l’hygiène électromagnétique?

Oui, entre autres. Mais c’est aussi et surtout notre label certifié établi à partir de mesures scientifiques et qui permet de se faire une bonne idée du niveau de rayonnement présent dans un espace donné. Voyez cela comme une étiquette énergétique similaire à celle que l’on retrouve sur les appareils électroménagers ou sur les annonces immobilières. 

En affichant cette étiquette dans certains lieux (publics ou privés), vous pourrez avoir une idée de la pollution électromagnétique environnante. 

En publiant un annuaire (ou une carte) des espaces labellisés, nous permettrons aux personnes Electro-Hyper-Sensibles de choisir à l’avance les lieux qui leur sont accessibles.

De même, nous allons permettre aux personnes qui ne présentent pas encore de symptômes de minimiser leur l’exposition aux ondes électromagnétiques et retarder ainsi l’apparition de symptômes.

Qui sont vos clients?

Centres de bien-être, cabinets médicaux et paramédicaux sont notre priorité. 

En effet, alors que ces lieux sont censés améliorer la santé des patients, certains équipements utilisés par les praticiens génèrent de “mauvaises ondes”, parfois en très grande quantité produisant l’effet inverse sur la santé.

Ces espaces sont généralement pensés pour apporter un maximum de confort et de bien-être aux clients/patients: l’éclairage, les matériaux, l’isolation phonique et thermique, les couleurs y sont sélectionnés avec le plus grand soin. Mais paradoxalement, très peu d’actions sont entreprises pour réduire le niveau de pollution électromagnétique, soit par ignorance, soit par méconnaissance…

Vous essayez donc de sanctionner les “mauvais élèves”?

Bien au contraire. Comme pour tout label qualité, la démarche commence par un audit, une évaluation de l’existant, un diagnostic.

Un expert Zero Wave Zone commencera par mesurer le niveau des rayonnements électromagnétiques dans chaque pièce du cabinet en se focalisant sur les endroits où le praticien et/ou ses clients passent le plus de temps.

Si le niveau est acceptable conformément au protocole Zero Wave Zone, lui même élaboré selon les recommandations « biologie de l’habitat » allemandes les plus contraignantes, il va délivrer le label et enregistrer le cabinet dans notre base de données.

Mais si ce n’est pas le cas, il va proposer des actions correctives, souvent faciles à mettre en oeuvre. Saviez-vous par exemple que les tables de massage électrifiées que l’on retrouve dans quasiment tous les cabinets de kinésithérapie génèrent un champ électrique extrême dès lors que leur châssis métallique n’est pas relié à la terre. L’ajout d’un simple fil règle totalement le problème…

Et vous ne vous intéressez pas du tout aux habitations?

Si, bien sûr. Là aussi, nos techniciens vont vous proposer des améliorations permettant de réduire, souvent de manière drastique, votre exposition aux ondes électromagnétiques dans votre logement.

Les locaux industriels et les bureaux ne sont pas en reste. Demandez à votre directeur Hygiène, Sécurité, Environnement (HSE) un audit de votre poste de travail. C’est légal et obligatoire pour les sociétés françaises depuis le 1 janvier 2017. 

Quelle est votre zone d’intervention?

En 2020, nous allons adresser simultanément les rives française et suisse du lac Léman avec une présence à Genève, Lausanne et Thonon-les-Bains.

Nous prévoyons le déploiement d’un réseau de franchisés Zero Wave Zone dès 2021, tant en France qu’en Suisse puis, une fois que le processus est validé, nous l’étendrons à toute l’Europe.

Ca signifie que vous allez recruter des franchisés?

En effet, nous essayons dès à présent de recruter une personne qui a l’expérience du déploiement d’une franchise et, à terme, nous formerons des “experts Zero Wave Zone” pour couvrir le territoire français ainsi que l’ensemble de la Suisse romande.

Avant de vous quitter, rappelez-nous comment contacter Zero Wave Zone?

Le plus simple est notre site internet zerowavezone.com mais vous pouvez également nous contacter via notre page facebook/zerowavezone.

Vous y trouverez notamment les dates et lieux des prochains événements (ateliers, conférences).

Vous pouvez également nous écrire à l’adresse contact@zerowavezone.com pour nous proposer d’organiser un atelier à domicile (à partir de 10 personnes)

Enfin, pour prendre rdv, le plus simple reste le téléphone.

  • Un numéro Français +33 4 44 05 31 09
  • Un numéro Suisse +41 22 519 63 51