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Rosalito : quand l’art exhume ce que les lobbies ont enterré

Il y a des personnes qui, face à l’incrédulité ou à la mauvaise foi, choisissent de répondre non pas avec des mots mais avec des preuves. Agnès Forette, alias Rosalito, fait partie de ces gens-là.

Artiste et électrohypersensible, elle a créé la série « Factuel » : une collection de visuels sobres et percutants, chacun résumant les conclusions d’une étude scientifique documentant les effets biologiques des ondes radiofréquences et du sans-fil sur le vivant. Chaque image inclut la référence de l’étude, directement accessible.

Pourquoi cette série existe

Agnès le résume mieux que quiconque :

« Lassée de rencontrer sur les réseaux sociaux les mêmes commentaires : « Il n’y a pas d’études qui prouvent que le sans-fil est dangereux ! », « Les normes nous protègent ! »… J’ai commencé la série FACTUEL pour avoir ces informations sous la main et faciliter leur diffusion. »

Elle ajoute, avec une honnêteté qui fait réfléchir :

« Je regrette de ne pas avoir eu connaissance de ces informations plus tôt. Cela m’aurait peut-être permis de faire des choix plus éclairés et évité de devenir handicapée électromagnétique. »

Toutes les images sont en libre téléchargement sur rosalito.art/facts. L’unique condition posée par l’auteure : ne pas utiliser ce contenu à des fins commerciales.

Se faire sa propre opinion : les sources existent

La série Factuel illustre quelque chose d’important : les études scientifiques existent, et elles sont accessibles à tous. Le problème n’est pas leur absence, c’est leur visibilité.

Pour aller plus loin dans vos recherches, voici quelques ressources de référence :

  • emf-portal.org – la base de données scientifique que je cite régulièrement sur ce blog, recensant des milliers d’études sur les effets biologiques des CEM
  • ehtrust.org – une mine d’or selon Rosalito elle-même, avec des synthèses accessibles
  • saferemr.com – Joel Moskowitz publie régulièrement une revue des études récentes sur les rayonnements sans fil
  • ehsciences.org – newsletter spécialisée sur la santé environnementale
  • cqlpe.ca – la ressource francophone la plus complète sur le sujet, portée principalement par le Québécois Jean Hudon et un collectif de contributeurs

Rosalito complète ces sources institutionnelles par un réseau personnel de contacts, dont un contact britannique disposant d’une collection documentaire considérable, ainsi que la revue de presse de Patricia Burke pour Safe Tech International sur Substack qui recense notamment tout ce qui paraît sur les ondes, l’électricité et la lumière, parmi une palette de sujets bien plus large.

La quasi-totalité de ces ressources est en anglais. Ce n’est pas un obstacle insurmontable à l’heure de la traduction automatique et de l’IA — mais cela explique en partie pourquoi l’information circule si peu en France.

Les chiffres qui auraient dû tout changer

Il y a six ans, quand je montais le business plan de Zero Wave Zone, le taux de personnes EHS tournait autour de 5%. On me regardait avec bienveillance et un soupçon de pitié.

Aujourd’hui : 12,6% en moyenne au Canada, aux États-Unis et en Australie, selon une étude publiée en mars 2026 dans Next Research — basée sur 3 475 adultes interrogés en 2022. En Australie, on atteint 17,4%, soit une personne sur six. Plus de 26 millions d’adultes intolérants aux champs électromagnétiques dans ces trois pays.

Maux de tête. Insomnie. Troubles neurologiques. Problèmes cardiovasculaires.

Ces chiffres sont probablement sous-estimés.

À quel pourcentage décide-t-on enfin d’en parler sérieusement ?

C’est précisément pourquoi le travail de Rosalito compte. Pas pour alimenter la peur, mais pour que chacun puisse accéder à l’information, comprendre ce que dit la science, et faire des choix éclairés. Ce que ni les normes actuelles ni les discours officiels ne facilitent.

Merci Agnès pour ce travail rigoureux, généreux, et utile.

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