Allo la terre ?

La prise de terre, essentielle pour votre sécurité

La mise à la terre est essentielle dans toute installation électrique, car elle prévient les risques d’électrisation et d’électrocution qui pourraient résulter d’un appareil électrique avec des fils endommagés ou mal isolés.

Avant 1969, elle n’était pas requise et jusqu’en 1991, elle n’était obligatoire que pour les pièces d’eau.

Mais depuis 1991, la norme NF C 15-100 impose une prise de terre à toutes les prises du logement. Cela concerne donc aussi bien la cuisine que la salle de bain, le salon ou même les chambres.

Le bénéfice oublié de la prise de terre

Outre sa protection contre les risques d’électrisation, la prise de terre a une autre vertu: la protection électro-magnétique

Certains équipements dits sensibles sont soumis à des normes concernant la “Compatibilité Électromagnétique” (CEM). C’est le cas par exemple des équipements médicaux, militaires ou aéronautiques. 

https://www.inrs.fr/dms/inrs/CataloguePapier/HST/TI-ND-2139/nd2139.pdf

Ces normes s’intéressent à deux critères principaux: l’émissivité (l’équipement ne doit pas rayonner trop de champ électromagnétique) et la “susceptibilité” ou “immunité” (l’équipement doit pouvoir fonctionner normalement dans un environnement très “pollué” en terme de champ électromagnétique).

Le rôle du blindage et de sa mise à la terre est déterminant pour assurer la conformité aux normes CEM.

Malheureusement les appareils grand public (et leurs chargeurs et alimentations secteur) ne sont pas soumis à ces normes… et c’est bien dommage !

Comment savoir si les prises ont une terre ?

En France, nous utilisons le type E avec une tension de 230 Volts et une fréquence de 50 Hertz.

Cette prise, de forme ronde, comprend deux orifices cylindriques de 5 mm de diamètre avec un entraxe de 19 mm ainsi qu’un “téton” métallique de 4,8 à 4,9 mm de diamètre.

Ce téton est (en principe) relié à un piquet de terre ou à une boucle électrique enfouie dans les fondations du bâtiment.

La prise est-elle bien câblée ?

Lorsqu’on fait face à la prise, la phase du secteur est présente sur l’orifice de droite (noté “L”), le neutre sur l’orifice de gauche (noté “N”) et la terre sur le téton en haut (noté “T” ou “G” comme “Ground”).

Lors de nos diagnostics, nous constatons souvent des inversion phase / neutre.

Les conséquences de cette inversion sont sensibles si le circuit est coupé par un interrupteur unipolaire ou une prise télécommandée. En coupant le neutre, le circuit reste sous tension et génère un champ électrique, même si aucun courant ne circule.

Plus grave, certains électriciens peu scrupuleux remplacent les vieilles prises sans terre de votre appartement par une prise dotée du téton de terre. Malheureusement, ils “oublient” de tirer un fil jaune/vert jusqu’au tableau et, bien sûr, de le raccorder à la prise !

Pour le vérifier, le plus simple est d’utiliser un “testeur de prise”

Vos prises sont-elles reliées à la terre ?
  • Les deux LED de droite allumées : c’est tout bon
  • Les deux LED de gauche allumées : inversion phase/neutre
  • Seule la LED “PE” est allumée : la terre est absente

Simple non?

La terre est-elle de bonne qualité ?

La résistance de la terre doit être mesurée pour évaluer l’efficacité (ou la qualité) de la mise à la terre, assurant ainsi la sécurité des installations électriques et des individus. Il est crucial que cette résistance soit la plus faible possible pour garantir une bonne dissipation des courants de défaut et minimiser les risques d’électrocution.

La norme NF-C15-100 requiert que cette résistance soit inférieure à 100 Ohms pour autoriser le branchement au réseau. Mais il faut savoir que cette résistance dépend de la composition du sol, son humidité, sa compacité, ainsi que la profondeur et la configuration du système de mise à la terre, autant de paramètres qui peuvent évoluer dans le temps ou en fonction de la météo.

Comme mentionné précédemment, la terre joue un rôle dans l’absorption des champs électriques. Pour cette fonction, il est recommandé que la résistance soit inférieure à 30 ohms.

Comment savoir ?

La mesure de la résistance du sol se fait à l’aide d’un “telluromètre” en suivant une procédure relativement complexe décrite dans le manuel édité par le leader Européen de la mesure de terre, le groupe français Chauvin-Arnoux. D’autres équipements, moins précis mais plus faciles à utiliser, sont également disponibles (CATU DT300, PCE-ECT-50, TOHM-E).

NB: Chauvin-Arnoux est aussi notre sous-traitant pour la fabrication de l’Adap’terre®.

Si vous êtes locataire d’un logement de plus de 15 ans, votre bailleur doit vous produire un compte rendu de “Diagnostic Electrique Obligatoire” (DEO). La valeur de la résistance de la terre doit figurer sur le compte rendu.

https://www.promotelec.com/app/uploads/2023/02/BrochureDEOLocation_BD_V2_0818.pdf

Que faire si votre installation ne dispose pas de terre ?

N’oubliez pas que la terre est avant tout une protection contre les électrocutions. Il en va donc de votre sécurité.

Il est fortement recommandé de faire appel à un électricien qualifié pour évaluer l’installation et mettre en place une mise à la terre adéquate.

L’intervention d’un professionnel garantira que les travaux sont réalisés correctement et en toute sécurité.

https://izi-by-edf.fr/blog/normes-electriques-mise-a-la-terre-que-dit-la-loi/

https://www.mesdepanneurs.fr/blog/mise-a-la-terre

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